Tendance #12 : les jeunes, le Japon, le travail

Le sujet du travail pour les nouvelles générations est assez universellement partagé car  je le retrouve ici, au Japon, qui jusque-là était considéré comme la terre du plein emploi. Avec un déclin dans l’entreprise manufacturière, les secteurs de l’IT et du retail ne sont pas capables de prendre le relai et de fournir un emploi stable aux générations sortant de l’école. Cette situation impacte sur la situation économique ainsi que sur la formation des jeunes japonais qui ne correspond plus à la réalité du marché en changement.

Le Nikkei du 30 juin 2012 indique ainsi que 75 000 étudiants de grande école n’ont pas trouvé d’emploi une fois leur diplôme en poche au printemps 2011. Il serait 1.7 millions en tout, entre 15 et 34 ans à chercher un emploi dans leur discipline. Selon cet article cette situation met en péril la sécurité sociale et l’équilibre financier du pays. Pour éviter de devoir former un employé pendant les dix premières années, les entreprises gardent de plus en plus longtemps les personnes proches de la retraite.

Sous l’effet de la crise mondiale, l’entreprise n’a plus les moyens de former le jeune employé. Les budgets de formation étant en grande partie diminués (comme le montre le second schéma de l’illustration) l’entreprise se tourne vers un personnel pouvant être compètent dès l’embauche et donc déjà formé. Cela laisse le choix entre des étrangers et des personnes plus mûres. Le fait de devoir démarcher pour un travail est très nouveau au japon, ou dans le secteur des sciences, ils étaient jusqu’ici embaucher sur simple recommandation de leurs professeurs.

Les jeunes diplômés sont en effet assez mal équipés pour faire face à ce retournement de situation. Ces derniers travaillent sans relâche en vue d’obtenir une place dans les meilleures universités. Une fois le sésame détenu, il ne reste plus à l’étudiant qu’à se faire embaucher dans les grandes entreprises correspondants au niveau de son école. Il n’existe pas de stages car c’est l’entreprise qui forme complètement le jeune diplôme qui arrive au sein de l’entreprise telle une « page blanche ». Ce processus explique en partie le grand attachement de l’employé a son entreprise qui le modèle en grande partie par sa culture. Ensuite, l’entreprise emploie le jeune diplôme jusqu’ à la retraite. Cette stabilité de l’emploi vacille aujourd’hui et les efforts et sacrifices des jeunes japonais ne sont plus récompensés par l’assurance d’un travail à vie.

Si la situation est préoccupante pour les générations à venir, il n’en reste pas moins que les jeunes japonais savent faire preuve d’une détermination et d’une motivation sans relâche. Il reste aux grands structures à les mettre sur la voie d’une formation plus adaptative, moins figes, leur permettant de faire face aux changements.

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