Tendance #39: être sage comme une Kitty

Le célèbre personnage n’est plus à présenter, Kitty est partout (et au Japon encore plus). Pour un personnage né en 1974 il faut avouer que Kitty ne prend pas une ride. Dans la vraie vie, hors les projecteurs, Kitty n’est pas orpheline  mais est entourée  d’une petite famille ! Mimmy sa sœur jumelle (vivant dans l’ombre de sa sœur), George le papa, Mary la mère, Anthony le Grand-père et Margaret la grand-mère.

Si les personnages portent des prénoms anglais c’est qu’ils sont nés dans la banlieue de Londres (sous le crayon de Yuko Shimizu). Cependant il ne faut pas se laisser tromper : il s’agit bien d’une représentation idéalisée de la famille japonaise ! Les rôles y sont bien déterminés : la mère aime faire à manger et les travaux de la maison (tiens donc), le père est responsable (comprendre : il rapporte l’argent à la maison) et la sœur de Kitty est très « girly », ne rêve que de mariage et adore la couture.

Et Kitty là-dedans ? Rien d’exceptionnel, elle aimerait faire la cuisine, manger les tartes aux pommes de sa mère et collectionner tout ce qui est mignon (kawaii). Selon une de mes sources japonaises, Kitty serait la représentation parfaite de la jeune fille nippone. Tout d’abord elle n’a pas de bouche ! Kitty n’embête ni ses amis ni son amoureux avec des bavardages inutiles. Elle se contente d’être jolie, décorative. Et puis qui a déjà vu une Kitty se mettre en colère ? Personne. Kitty ne montre jamais ses émotions, en toutes circonstances elle reste égale a elle-même, les yeux ouverts et les moustaches droites. Jamais une ombre émotive ne lui voile le visage. Seuls les habits, les décors, les situations changent, Kitty reste la même comme devrait l’être les jeunes nippones, docile et obeissante.

Ce phénomène n’est pas restreint à Kitty, on retrouve d’autres personnages destinés à illustrer une partie de la société japonaise. Rikkakuma (qui signifie, l’ours qui se relaxe) est très très prisé au Japon. C’est la représentation de ce que les Japonais ne s’autorisent pas souvent à faire : se relaxer. Rikkakuma aime donc dormir, trainer chez lui, écouter de la musique ou aller se détendre dans les sources chaudes (onsen).

Dans le même genre mais moins présent dans les boutiques nous avons Tare panda, le panda paresseux qui lui ne décolle quasi jamais du sol…

L’ourson kawaii est donc loin d’être innocent, derrière lui se cache une aspiration ou une représentation d’un pan de la société japonaise qui l’adule en retour.

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